La ville de Viviers : un trésor historique au cœur de l’Ardèche

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La ville de Viviers est située en Ardèche, sur la rive droite du Rhône. Forte d’un passé prestigieux, elle attire chaque année de nombreux curieux grâce à son patrimoine architectural exceptionnel.
Partez à la découverte de l’histoire de Viviers et tombez sous le charme de cette ville remarquable.

Genèse de l’histoire de Viviers

La ville de Viviers tire son nom du mot latin « vivarium », signifiant « vivier ». Ce nom lui aurait été attribué en raison de l’abondance de poissons sillonnant les cours d’eau alentours. C’est probablement cette prospérité naturelle qui a conduit l’évêché à migrer depuis la ville voisine d’Alba la Romaine vers Viviers au cours du Vème siècle.
La vie des habitants de la ville s’adapte rapidement à la nouvelle présence de l’évêché et évolue, notamment au niveau des constructions. En effet, en peu de temps, Viviers se divise en deux zones géographiques bien distinctes : la « ville haute », où vivent les membres de l’Église et la « ville basse » où s’établissent majoritairement des commerçants, des notables et le reste de la population. La délimitation de la « ville haute » était marquée physiquement par des remparts encore observables aujourd’hui.

Moyen-Âge et Renaissance

L’année 1307 marque le rattachement de la ville de Viviers au Royaume de France. À cette époque et jusqu’au XVIème siècle, Viviers se développe et s’impose comme une ville résolument bourgeoise, notamment grâce à la présence et à l’activité de nombreux marchands.
L’histoire de Viviers ne connaît aucun remous jusqu’à la période de la Renaissance durant laquelle elle prospèrera fortement, notamment sous l’égide de l’évêque Claude Tournon.

C’est lors des guerres de religion, et notamment en 1567, que la vie paisible de Viviers bascule. Noël Albert, un riche commerçant de la ville prend en effet le pouvoir et s’emploie à détruire une partie de la ville. La cathédrale est l’un des édifices qui souffrira le plus des assauts furieux des partisans de Noël Albert.

Renaissance et évolution de Viviers

Le XVIIIème siècle marque un renouveau pour la ville de Viviers. François Renaud, nouvel évêque, commande la construction d’un palais épiscopal. Il deviendra par la suite l’Hôtel de Ville de Viviers. La cité renoue également avec sa vie et son aspect bourgeois à travers la construction de nombreux hôtels particuliers.

L’histoire religieuse de Viviers prendra cependant un tournant décisif lors de la révolution, avec la disparition de l’évêché de Viviers. L’évêque en place pris en effet le parti de prêter le serment révolutionnaire et de renoncer à sa fonction.

La petite ville ardéchoise subit sa dernière grande transformation au cours du XIXème siècle lorsqu’elle embrasse la révolution industrielle. L’entreprise de ciment Lafarge est sans conteste celle qui a le plus contribué au développement économique de la ville.

Les monuments incontournables de Viviers

De nombreux vestiges et édifices architecturaux permettent de s’immerger dans la riche histoire de Viviers. Des traces du Moyen-Âge, de la Renaissance et de l’ère industrielle y subsistent encore, faisant de la ville un véritable musée à ciel ouvert. Voici une liste de quelques monuments à ne pas manquer lors d’une escapade à Viviers ou dans ses alentours.

  • Dans la « ville haute » :
    • la cathédrale Saint-Vincent : elle figure sur la liste des plus petites cathédrales de France. Elle a été érigée au début du XIIème siècle à l’initiative de l’évêque Léger sur la base d’un édifice déjà existant. Elle abrite un chœur gothique et a la particularité d’être perchée sur un promontoire rocheux ;
    • la tour porte de Saint-Michel : juchée à 40 mètres de haut, large de 9 mètres, cette tour massive avait avant tout une fonction défensive. La première partie a été construite au XIème siècle puis une surélévation a été effectuée au XIIème siècle. Le XIVème fut essentiellement une période de fortification ;
    • le palais épiscopal : construit par l’architecte Jean-Baptiste Franque à la demande de l’évêque François Renaud de Villeneuve, évêque de Viviers entre 1723 et 1748, il a la particularité d’être inachevé. L’aile droite est en effet manquante en raison d’un manque de fonds pour réaliser la fin des travaux ;
    • les anciennes dépendances ayant appartenu aux différents évêques qui ont occupé les lieux.
  • La « ville basse » :
    • la tour de l’horloge : initialement construite au XVIIème siècle, elle a ensuite été retravaillée au XIXème siècle ;
    • la « Maison des chevaliers » : cette demeure romane construite en 1546 est l’ancienne propriété de Noël Albert, le riche commerçant de sel qui a fomenté la destruction d’une partie de la cathédrale Saint-Vincent au cours des Guerres de religion. Elle possède une façade de type Renaissance richement ornementée (bustes, scènes de bataille, armoiries, etc.). Son propriétaire Noël Albert fini décapité ;
    • les maisons Faugergues, Montargues – qui a accueilli le Cardinal de Richelieu en 1642 – et la maison de Lestrade possédant de belles fenêtres à meneaux et un balcon en fer forgé de type Louis XV méritent également que l’on s’y attarde.

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