Les fresques marines de l’Île Penotte, aux Sables d’Olonne

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Malgré ce que pourrait laisser croire son nom, l’Île Penotte n’est pas une île. Ce quartier piétonnier, à la fois poétique et pittoresque, se situe au cœur des Sables d’Olonne, à quelques pas de la plage et du port animé par les pêcheurs.
Mais ce qui fait la renommée de ce quartier, ce sont surtout les fresques marines réalisées en coquillages qui ornent les murs de chaque ruelle. Laissez-vous entraîner dans ce drôle de quartier aux allures de musée.

Une infinité de fresques marines mais une seule créatrice

Si l’Île Penotte jouit de la renommée des Sables d’Olonne, le quartier a aussi su se faire un nom et attire les touristes grâce à son charme bien particulier. Dans toutes les rues ou presque, les façades arborent des mosaïques multicolores, réalisées entièrement en coquillages et inspirées de l’océan tout proche.

Derrière toutes ces fresques marines, se cache une seule artiste, Danièle Arnaud-Aubin, qui a investi les rues de l’Île Penotte en 1997 et y dévoile de surprenants tableaux en relief. Avec l’autorisation de la commune, de l’Architecte des Bâtiments de France et la bénédiction du voisinage, celle que l’on surnomme la « Dame aux coquillages » contribue à embellir ce quartier plein de charme aux ruelles pavées, réhabilité dans les années 1990.

Ses fresques marines sont réalisées avec des coquillages issus de la pêche locale, comme les bulots, les bigorneaux, les huîtres, les palourdes, les moules ou encore les coquilles Saint-Jacques. L’artiste collabore aussi avec le Musée du Coquillage qui lui fournit des spécimens exotiques en provenance des Philippines, premier site de récolte de coquillages au monde. De quoi varier les formes et les couleurs dans ses compositions poétiques, véritables appels à la rêverie.

L’Île Penotte, un quartier où chaque rue raconte une histoire

Impossible d’échapper à ces mosaïques omniprésentes sur l’Île Penotte : elles encadrent les plaques des rues, courent le long des façades des maisons et s’étirent au dessus des portes dans des motifs uniques.

La première des fresques marines à avoir vu le jour est celle de Neptune armé de son trident. Pour rendre les murs de sa ville plus attrayants, l’artiste décide, après un copieux repas de fruits de mer et un pari avec des amis, de représenter le dieu mythologique des océans sur une façade de la rue d’Assas. Amusés par sa barbe en bulots et ses joues en coquilles Saint-Jacques, les habitants ont ensuite accueilli Ulysse et ses sirènes, l’Hydre de Lerne et ses sept têtes ou encore le héros grec Hercule.

Toutes les fresques marines font référence aux récits ancrés dans l’imaginaire collectif. Le sinistre vampire Nosferatu occupe ainsi la rue Trompeuse, avec ses cohortes de rats et de chauves-souris tandis que quelques mètres plus loin, deux phœnix irisés renaissent de leurs cendres pour prendre leur envol à l’unisson.

Les chouettes, toucans, papillons, chats et autres lézards se prélassent également au soleil, sous le regard surpris des passants, pendant que les souris se faufilent le long des trottoirs.

L’océan et le port à proximité tiennent aussi une place prépondérante dans ces fresques. Pieuvres, conques, otaries, hippocampes et dauphins nagent au beau milieu des rues du quartier, parmi les poissons multicolores et les coques des voiliers.

Les murs du quartier de l’Île Penotte se couvrent de personnages au fil des envies de l’artiste et de ses voyages qui n’ont pas fini de l’inspirer. Des œuvres à découvrir à l’occasion d’une balade riche en découvertes et pleine de poésie.

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