Les maisons suspendues de Pont-en-Royans

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Les maisons suspendues de Pont-en-Royans, qui bordent les Gorges de la Bourne, font partie des attractions touristiques de la commune du même nom. Leurs façades colorées qui contrastent avec l’austérité des remparts tout proches ne manquent pas de charmer les visiteurs.

Partez à la découverte de ces bâtisses insolites, témoins de l’Histoire de la région.

Des maisons suspendues depuis près de six siècles

La commune de Pont-en-Royans est nichée près de la vallée de l’Isère, aux portes du parc naturel régional du Vercors. Située au confluent des rivières de la Bourne et de son affluent la Vernaison, le village marque la sortie d’un goulet percé par la Bourne. Il suffit de lever les yeux au ciel pour apercevoir les fameuses maisons suspendues, accrochées aux falaises d’un contrefort des Coulmes du côté nord, et du massif du Barret du côté sud.

Cette architecture, étrange en apparence, trouve son explication dans l’activité de la région. En effet, le charme de ce bourg médiéval est le fruit de l’ingéniosité de l’Homme qui, à partir du XVe siècle, a adapté les habitations et créé ce village perché pour favoriser le transit et le négoce du bois.

Au fil des années cependant, pour faire circuler les larges chariots qui acheminent les troncs de bois, les routes sont élargies, creusées dans la roche et de nombreuses maisons sont abattues. Le nombre de maisons suspendues est alors divisé par trois sur la commune de Pont-en-Royans.

Roses, blanches, teintées d’ocre, ces maisons surplombent le vide et la rivière de la Bourne grâce à de puissantes consoles de bois qui les soutiennent. Adossées aux pâles falaises de roche karstique, les habitations créent un contraste surprenant avec les remparts adjacents.

Pont-en-Royans, un charme intemporel

Au-delà de ces bâtisses insolites, Pont-en-Royans est un bourg touristique chargé d’Histoire, anciennement dominé par trois châteaux. L’un correspond à l’actuel bourg fortifié, un deuxième conserve quelques vestiges au-dessus de la « montagne trois châteaux ». Le troisième, érigé aux XVII et XVIIIe siècles, fut bombardé lors de la seconde Guerre Mondiale et se tenait à la place de l’actuel collège. De ses remparts, il ne reste que des vestiges encore visibles aujourd’hui : « la Porte de France », « la Porte Agnès » et « la Porte du Merle ».

Ces remparts et autres places fortes font partie des traits qui caractérisent le village isérois, à mi-chemin entre rivière et montagne. Si les toits de pierre blanche, typiques du bourg, ont disparu, l’architecture médiévale, les ruelles pittoresques et les maisons suspendues fixées aux rochers subsistent et attirent toujours les touristes.

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